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Historique du Théâtre des Bouffes Parisiens

Le Théâtre des Bouffes Parisiens est un théâtre à l’italienne de 600 places inauguré en 1855 et situé au cœur de Paris. De Jacques Offenbach à la fin du XIXème siècle à Jean-Claude Brialy, les Bouffes Parisiens accueillent des spectacles appréciés de tous.

 

Historique

Louis Comte

Tout commence le 23 janvier 1827, par l’inauguration au 65 passage Choiseul, du théâtre des “Jeunes Acteurs” pour le ventriloque et physicien du Roi (titre décerné par Louis XVIII) Louis Comte.

 

La salle contient 840 places avec orchestre, parterre et deux rangs de loges.

En 1846, un décret interdit l’engagement d’enfants de moins de 15 ans. Louis Comte modifiant ses projets, passe la direction du théâtre à son fils, Charles. Le théâtre s’appelle désormais la Salle Choiseul.

 

 

Jacques Offenbach

En 1855, Jacques Offenbach dirige un petit théâtre nommé Bouffes Parisiens, une sorte de baraque foraine, plutôt mal située… au Carré Marigny sur les Champs-Elysées !

Fuyant un désert qu’il a souvent réussi à peupler, il déménage et vient s’installer en plein cœur du “Quartier des Théâtres”, à la Salle Choiseul !

Offenbach demande au Ministère de l’Intérieur l’autorisation d’importer à Paris, le genre des Fantoccini italiens, modifié selon le goût du public français.

De plus, il épouse la fille aînée de Charles Comte et laisse ce dernier administrateur du théâtre.

 

Au 1er juin 1855, la salle Choiseul est agrandie et redécorée et devient le Théâtre des Bouffes Parisiens.

 

Durant les huit années de son règne triomphal, les Bouffes Parisiens ne désemplissent pas.

Dans le répertoire présenté, il faut accorder une mention spéciale à Orphée aux Enfers qui provoque l’indignation des critiques mais attire les foules. Plus tard, Offenbach aura la bonne idée de récidiver avec La Belle Hélène.

 

En 1862, le chef d’orchestre Alphonse Varney succède à Offenbach. Il fait entièrement reconstruire le théâtre avec 1 100 places et trois rangs de loges. Varney ne monte presqu’exclusivement des œuvres d’ Offenbach.

 

 

Gustave Quinson

En 1913, Gustave Quinson, dernier directeur en date, change le registre du théâtre avec le succès de la pièce Le Secret d’Henri Bernstein avant de faire appel à Sacha Guitry qui lui donne alors de 1914 à 1917, cinq pièces, parmis les plus réussies de son oeuvre : La Pélerine Ecossaise, La Jalousie, Faisons un rêve, Jean de La Fontaine et L’illusioniste.

En 1918 il fait remettre la salle à neuf.

 

Le phénomène Phi-Phi 

 

Le 12 novembre 1918 est donnée la première représentation de Phi-Phi d’Albert Willemetz. Mais le succès n’est pas au rendez-vous, la date est mal choisie : le lendemain de l’Armistice.

Mais l’opérette reviendra aux Bouffes Parisiens pour être jouée jusqu’en 1921. Phi-Phi fait son tour de France, puis son tour du monde. En 1955, Willemetz estimait que l’ouvrage avait atteint les 40 000 représentations.

 

 

Albert Willemetz

C’est alors l’avènement d’Albert Willemetz qui devient le directeur des Bouffes Parisiens de 1921 à 1958. Un nouvel âge d’or de l’opérette débute :

Dédé d’Henri Christiné avec Maurice Chevalier, Là-haut de Maurice Yvain, Trois jeunes filles nues de Raoul Moretti, Les aventure du Roi Pausole d’après Pierre Louÿs avec une pléiade de jeunes femmes dont Cora Lyn, future Edwige Feuillère. Puis O mon bel inconnu de Sacha Guitry, sur une musique de Louis Simon et Arletty.

 

En parallèle, en 1929, Jean Gabin, jeune premier comique, début dans Flossie, et l’année suivante, il joue avec son père dans Arsène Lupin, banquier.

 

 

En 1937, création des Trois Valses d’Oscar Straus avec Yvonne Printemps et Pierre Fresnay. En 1940, le bel Indifférent de Jean Cocteau, comédie musicale écrite pour Edith Piaf, et par la suite, Les J3 de Roger Ferdinand avec François Perier et Jacqueline Porel (plus de 1000 représentations). Puis la reprise de l’Amant de Madame Vidal de Louis Verneuil, avec son actrice fétiche : Elvire Popesco.

 

 

En 1958, après la mort de Willemetz, Eugénie Mondovi lui succède.

 

En 1960, Hélène Martini prend la direction du théâtre des Bouffes Parisiens avec Jacques Charon, directeur artistique.

 

Pendant 14 ans, de nombreuses nouvelles comédies sont montées. On y joue entre autre Fleur de Cactus et La Folle Amanda de Barillet et GrédyLe Placard , Les Maxibules ou encore Le Minotaure de Marcel Aymé mais aussi La Baleine de René Barjavel.

En 1974, Hélène Martini part diriger les Folies Bergères laissant la direction à Nicky Nancel qui, en hommage à Offenbach, reprendra la Belle Hélène, mais aussi Phi-Phi !  On verra passer dans le théâtre les célèbres Jacqueline Maillan ou Pierre Arditi dans Tailleur pour dames de Feydeau,mais aussi Robert Lamoureux avec son Diable d’homme !

 

 

 

Jean-Claude Brialy

En 1986, Jean-Claude Brialy s’installe dans le fauteuil directorial !

 

Sa première pièce, du jeune auteur Didier Van Cauwelaert, Le Nègre, sera un succès.

Son grand ami Jean Marais revient aux Bouffes Parisiens pour mettre en scène, décorer et jouer, la dernière pièce de Jean Cocteau : Bacchus.

 

L’Illusionniste, de Sacha Guitry,  revient 70 ans plus tard sur la scène des Bouffes. A la fois directeur et comédien dans son théâtre, Jean-Claude Brialy reprend alors le rôle créé par l’auteur. Il escamote le flambeau avec un brio étourdissant, pour une triomphale série de 100 représentations qui termine en beauté l’année 1989.

 

Un succès n’arrivant jamais seul, la pièce Le Foyer d’Octave Mirbeau est justement récompensée par le Molière 90 du meilleur spectacle de l’année, ainsi que Quelque part dans cette vie d’Israël Horovitz et Jean-Loup Dabadie qui récompensera Pierre Dux par le Molière 90 du meilleur acteur.

 

Aimé des plus grands auteurs du moment, Jean-Claude Brialy accueillera aussi sur la scène des Bouffes Parisiens des pièces de Françoise Sagan Jean Anouilh, Jean Cocteau, Jean-Claude Grumberg qui a reçu le Molière 95 du meilleur adaptateur dans Encore une Histoire d’Amour – Françoise Dorin, Eric Assous, etc.

 

Des acteurs et amis fidèles fouleront également les planches comme Danielle Darrieux,Jane Birkin,Jean-Pierre Cassel, Sylvie Jolie, Michel Blanc, Dominique Lavanant, Michèle Morgan, Clémentine Célarié, Marie-Anne ChazelFrancis Perrindans le Passe Muraille, Molière 97 du meilleur spectacle musical  Nicole Croisille, Marie Laforêt, Michèle Bernier, Roger Pierre, Jean-Marc Thibault, Serge Lama, Sim, Jean-Claude Dreyfus, Jacques François, Georges Wilson, Jacques DufilhoMartin Lamotte, Catherine Rich et bien d’autres.

 

Grand amateur des spectacles musicaux, Jean-Claude Brialy programmera entre autre La Grande-Duchesse de Gérolstein de Jacques Offenbach, Le Passe-Muraille, comédie chantée de Didier Van Cauwelaert, d’après la nouvelle de Marcel Aymé, mise en musique par Michel Legrand qui triomphera toute l’année 1997 et obtiendra le Molière 97 du meilleur spectacle musical. Quelques années plus tard, il récidivera avec Le Quatuor et la Framboise Frivole, des spectacles produits par Dominique Dumond.

 

Jean-Claude Brialy ne délaisse pas pour autant les seuls en scène en invitant aux Bouffes des personnalités comme Marie Laforêt, Laurence Sémonin, Joseph Gorgoni, Charlotte de Turckheim, Chantal Ladesou et surtout Anne Roumanoff qui prendra ses quartiers pendant 3 ans quasiment à guichet fermé !

 

Il remontera seul sur les planches une dernière fois dans son autobiographie J’ai oublié de vous dire avant de décéder 6 mois plus tard le 30 mai 2007.

 

 

Dominique Dumond

En 2008, Bruno Finck, héritier de Jean-Claude Brialy, demande à Dominique Dumond de travailler auprès de lui pour co-diriger le Théâtre des Bouffes Parisiens. Après 5 ans de collaboration, Dominique Dumond reprend la direction en tant que PDG en 2013.

 

En suivant son mentor Brialy, il proposera en tant que nouveau directeur une programmation éclectique.

 

Entre pièces de théâtres, spectacles musicaux, one-man show, des spectacles jeunes publics ou encore des représentations exceptionnelles, le théâtre tourne à plein régime pour satisfaire le plus grand nombre.

 

Des succès musicaux comme La Framboise Frivole et Le Quatuor qui tire son Bouquet Final dans une explosion de séquences revisitées après 35 années d’une magistrale carrière.

 

Des seuls en scène avec Chantal Ladesou dans J’ai l’impression que je vous plais vraiment, Francis Huster dans le Bronx des années soixante, incarne 18 personnages chamarrés, Chris Esquerre, Olivier de Benoît, Jamie Adkins, un ancien du Cirque du Soleil, Jean Piat qui nous racontera ses Pièces d’Identité et comment l’homme qu’il est, a rencontré le théâtre ou encore Michel Drucker, Seul avec Vous et ses souvenirs de coulisse qui vous passionnent.

 

Des comédies comme Une Journée Ordinaire avec Anouchka et Alain Delon, Personne n’est Parfait avec Jean-Luc Reichmann et Véronique Jannot, Pouic-Pouic avec Lionel Astier et Valérie Mairesse, Hier est un Autre Jour avec Daniel Russo et Gérard Loussine, qui jouera une saison entière.

 

Stéphane Plaza et sa troupe suscitent des éclats de rires dans A Gauche en Sortant de l’Ascenseur, Francis Huster et Ingrid Chauvin dans Avanti ! vous font passer une soirée d’humour et d’amour avant de retrouver la folie sympathique de Stéphane Plaza et Arnaud Gidoin dans Le Fusible, de Sylvain Meyniac.

 

 

Jacques-Antoine Granjon

En avril 2016, le Théâtre est racheté par la société vente-privée.com fondée par Jacques-Antoine Granjon, associé à l’homme d’affaires et producteur Richard Caillat et à Stéphane Hillel.

 

De nombreuses vedettes du théâtre et du cinéma vont se succéder comme Niels Arestrup, Kad Merad et Patrick Bosso dans Acting, François Berleand, Eric Elmosnino, Evelyne Buyle dans Ramsès II de Sébastien Thiery, Fabrice Luchini dans des Ecrivains parlent d’Argent, Mélanie Doutey et Michel Fau dans Douce-Amère de Jean Poiret, Ludmila Mikaël et à nouveau Niels Arestrup dans Skorpios Au Loin d’Isabelle Le Nouvel, Julie Gayet dans Rabbit Hole mise en scène par Claudia Stavisky, Pascal Légitimus, Claire Nadeau et Philippe Lelièvre dans Non à l’Argent, Michèle Bernier et Pierre Cassignard pour Un grand Cri d’Amour de Josiane Balasko ou encore Fanny Ardant, seule en scène dans Hiroshima Mon Amour de Marguerite Duras.

 

L’histoire continue, encore plus belle …